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L’APPORT DE LA REVOLUTION DE L’INTERNET DANS LA PRATIQUE DU JOURNALISME AU SENAGAL:

LA LONGUE MARCHE VERS LA MODERNITE

L’apparition et le développement de l’internet sont diversement appréciés par ses utilisateurs tels que les journalistes qui ont vécu des périodes jugées « très compliqués dans la pratique quotidienne de leur métier»

La naissance et le développement  de l’internet a révolutionné le travail des journalistes dans les rédactions. Jadis caractérisée par des méthodes jugées aujourd’hui très obsolètes, la presse et le travail de journaliste ont connu des progrès remarquables.  Selon Pape Démba Sidibé chef du bureau régional du quotidien national le soleil de Tambacounda (Est du Sénégal) « Nous avons travaillé dans des conditions très difficiles au début des 1980 où nous écrivions nos papiers à mains levées pour ensuite les envoyer par la gare routière à travers les véhicules de transports en commun à un Coût de 5000 Francs par envoi ». Cette forme de pratique aujourd’hui très laborieuse avait occupé le quotidien de beaucoup de génération de journalistes des années 80. Il nous arrivait d’envoyer un papier qui faisait une semaine ou un mois avant d’être reçu à la rédaction ce qi faisait que parfois, pour certains papiers intemporels, le contenu devenait caduc et le problème  qui y était soulevé, trouvait même une solution avant sa publication, si on en croit au doyen Sidibé comme on l’appelle affectueusement. Selon Monsieur Sidibé, anecdote à l’appui « J’ai couvert en 1984 une tournée du Ministre Sénégalais de l’intérieure d’alors, Monsieur Jean Colin, dans le département de Kédougou d’alors, au terme de la cérémonie nous (l’équipe de reportage) avions décidé de faire du papier 2 exemplaires, l’ un donné au militaire, un autre donné à un des membres de l’équipage de l’avion du Ministre, bizarrement l’avion militaire qui devait rallier le même jour à accusé un retard d’une semaine et le papier était déjà sorti ». C’est bien avant cette époque, c’est-à-dire vers les années 1990 que nous avons commencé à commencer à utiliser la dactylographie pour la première fois pour écrire nos papiers  et l’envoi aussi a connu  une sensible amélioration avec le système faxe, soutien Monsieur Sidibé, très nostalgique de ces moments. Généralement nos papiers étaient envoyés par faxe au niveau de la gouvernance qui nous accordait cette faveur, se rappelle Pape Démba. Et là, ajoute-t-il « pour les petit papiers nous utilisions le téléphone pour les dicter directement à la rédaction centrale qui à ce temps, avait recruté beaucoup de secrétaires non journalistes qui se chargeaient exclusivement de dactylographier les papiers, informe Monsieur Sidibé. Poursuivant, le journaliste reconnait que la presse a connu la véritable révolution après les années 2000 avec l’arrivée de l’internet où le journaliste non seulement fait moins d’effort pour écrire, envoie son papier en toute sécurité et avec beaucoup d’assurance et le meilleur reste l’archivage de nos productions aussi bien dans Google ou dans les archives numériques de sa rédaction. Se réjouit-il.

« À partir des années 2000, la presse a connu un tournant décisif de son histoire avec l’arrivée de l’internet », affirme Pape Ousseynou Diallo, Journaliste au quotidien l’observateur. Avant 2000 ajoute-t-il « J’étais correspondant d’un organe dans les régions mais c’était la croix et la bannière pour envoyer nos papiers. Il  nous arrivait même de perdre un papier entre notre lieu de travail et notre rédaction parce que donné à quelqu’un qui n’a aucun rapport avec le journalisme ou la presse ». Ce calvaire est atténué avec l’arrivée du faxe qui certes n’a pas réglé entièrement le problème auquel les journalistes se confrontaient au sein des rédactions avant l’arrivée de l’internet mais l’a diminué. Grace à l’internet on envoie sans aucun risque nos papiers. Conclus Monsieur Diallo.

C’était à peu près le même problème dans les rédactions pour les journalistes de radio. Selon Monsieur Mouhamadou Sow journaliste à la chaine de télévision 2stv « avant la domination de la presse par internet, le travail de journaliste était très compliqué pour nous journalistes de radio qui étions à son temps des correspondants loin de la rédaction mère ». Pour lui, l’envoi se faisait d’abord par téléphone et là ajoute-t-il « on avait un surplus de travail dans la mesure où on avait le magnétophone à la main droite et le téléphone à la main gauche et ce type d’envoi ne garantissait pas la qualité sonore de nos éléments et pire encore il fallait faire la queue à la cabine téléphonique du quartier appelait à l’époque (télécentre). Mais avec l’internet les problèmes d’envois pour les correspondants et de pratique au sein des rédactions sont réglés, mais un autre problème est né, soutien Monsieur. Pour lui  internet a pu, dans un premier temps, susciter une certaine méfiance de la part des journalistes et une menace de la presse papier et du métier de journaliste.

« Avec internet on assiste à la prolifération des sites d’information »

La révolution technologique et le développement de l’internet et du numérique ont révolutionné le travail du journaliste et se sont révélés aux yeux de ce dernier comme un outil performant et un puissant vecteur d’informations. Ainsi, le journalisme s’est adapté et a développé de nouvelles techniques, de nouvelles méthodes, de nouveaux regards quant aux attentes des consommateurs (lecteurs). Mais malheureusement la révolution de l’internet  a conduit non pas à la bonne pratique de la presse mais tout au contraire, fulmine Monsieur Sow. Poursuivant, il ajoute, avec l’internet on ne sait plus qui est journaliste et qui ne l’est pas et cela ne devrait pas être le cas.

                                                                           Mamadou TOURE ESJ Lille

Lien vers soundcloud.com: https://soundcloud.com/user-73354120/

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